Nos charmants accompagnateurs ont jugé qu’il serait bien de passer un peu de temps ensemble pour resserrer les liens du groupe et savoir un peu ou on s’enligne. C’est donc un peu inquiets (ils ont aussi jugé qu’omettre de nous dire ou nous allions était une excellente façon de nous apprendre à “dealer” avec l’inconnu…) que nous sommes partis, le 4 avril 2008 conquérir Montréal en voiture comme des grands. Mission: réussir à trouver la maison de Simon sans se perdre, ni tuer un pauvre piéton montréalais qui traverse n’importe quand. Il faut aussi mentionner que cette soirée-là, il “slushait” (oui oui, c’est un mot), ce qui compliquait beaucoup la tâche de nos courageuses conductrices. Nous y sommes finalement parvenus. Salutations, souper dans un super resto Brésilien, dodo, telle fût notre première soirée ensemble. Le lendemain, on repartait déjà vers une autre destination mystère: un chalet de Rawdon. Ouuuu….

De multiples activités ( danse, photo, repas, films, exposés, feu de camp dans un tipi, raquette) ponctuèrent notre fin de semaine, entre les périodes de “fouerrage” dans un lit. C’est avec étonnement qu’on a constaté la vitesse record avec laquelle on est devenus proches les uns des autres. Après quelques heures, on était passé du stade de connaissance à laquelle on fait un sourire poli lorsqu’on la croise dans le couloir, à celui d’amis. C’est ce qu’on appelle du bon temps. En sortant du chalet, dimanche soir, je crois que tous se sont dit, une larme à l’oeil, “j’espère que ca va être aussi tripant au Brésil!”

Ces activités de préparation sont des étapes essentielles lorsqu’on voyage en groupe. C’est le moment ou on peut voir la personnalité de chacun: ce qu’il aime, ce à quoi il rêve la nuit, comment il mange son hamburger… En sachant toutes ces choses, il est possible de porter une attention à l’autre, ce qui évite souvent bien des conflits. En plus, passer trois semaines sur un bateau en compagnie d’amis, c’est beaucoup plus tripant qu’être confiné trois semaines avec des inconnus!

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